Résumé

Caractère tributaire: Nous avons déjà vu que le mot  » cultuur » était utilisé à l’époque V.O.C. au sens français de « culture » étant notamment la culture de la terre. On pourrait donc aussi parler de culture du café ou de culture du poivre et les services serviles dans ces « cultures » étaient appelés « cultuur-diensten ». Le « Cultuurstelsel » de Van den Bosch était un système de cultures gouvernementales, dont les produits servaient à rendre hommage à la mère patrie. Le système culturel n’était pas une imitation de la culture du tabac des Philippines du gouvernement espagnol comme l’affirme Kolb (59, Gesch. der Tabakkultur). En effet, la similitude est frappante et la remarque de Kolb indique sa vaste connaissance mais elle n’est pas correcte. Les Hollandais, qui avaient leur café Priangan depuis 1720, n’avaient pas besoin d’attendre l’exemple donné par Don José Vasco Y Varas en 1782. L’idée de Van den Bosch n’était pas nouvelle. En ce qui concerne les cultures vivaces, il s’agissait d’une modification du système de Priangan qui, dans le Priangan, a continué d’exister pendant le système de culture. Pour les cultures annuelles, l’exemple de Van den Bosch avait été le « desah-lease » (G. H. v. Soest, 92, II, p. 45). Ce qui était nouveau, c’était la combinaison avec le système landrent. Ce système n’a pas été aboli dans le plan de Van den Bosch. En effet, il serait facultatif pour le paysan individuel de payer sa terre ou de conclure un contrat avec le gouvernement pour consacrer 1/5 de son sol et 1/5 de son travail à une certaine « culture ». Tout excédent de main-d’œuvre serait payé. Cela pourrait être le tabac et le sucre dans les plaines et le café dans les montagnes. Pendant ce temps, le gouvernement était considéré comme l’entrepreneur et devait supporter le risque de la récolte. Dans le cas de cultures vivaces qui, bien sûr, ne pouvaient pas être adaptées à une rotation des cultures sawah, les terres étaient fournies par le gouvernement à partir de ses terres non cultivées. Le lecteur attentif qui a lu notre traité depuis le début comprendra à partir de ces quelques faits qu’il ne pouvait s’agir d’un système volontaire. Elout avait vu à travers le stratagème et avait abdiqué. Il semble que le roi ait été informé par Van den Bosch du caractère forcé de son système (Burger, 24, p. 122). Bien entendu, lorsque landrent était évalué en fonction du village, il était compréhensible que l’indemnisation de la réclamation en raison des travaux effectués par le montant de landrent dû au gouvernement ne puisse pas être arrangée individuellement. Et là où des « contrats » collectifs étaient conclus avec les desah, la liberté de l’individu était sûre d’être sacrifiée aux intérêts du chef et du gouvernement desah.

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